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Baptiste Erondel
Etudiant
La Bosse (72400)
Déposé le 01/07/2013 à 00h31
Synopsis n° 166
 Support : Presse
 Catégories :  Mode , Médias/Presse
 Durée : 4 Heures
 Quantité : 1341 caractères
« VANITY FAIR DÉBARQUE EN FRANCE, L’EXPANSION DE LA PRESSE AMÉRICA »
Ce mercredi, la presse française a vu débarquer dans ses kiosques un nouveau magazine de mode, connu de tout le monde, mais non présent sous une forme française : Vanity Fair. Il est issu des éditions Condé Nast, à l'origine de Vogue, GQ, Glamour ou encore The New Yorker. Tandis que l'on connaissait Vogue Paris ou Vogue Hommes International, la déclinaison française de Vanity Fair n'existait pas. L'échec de l'édition allemande du magazine et le succès de l'édition italienne créent un nouveau défi pour la société la plus puissante de la presse mode, surtout à la vue du déficit des kiosques et de l'augmentation des webzines. Vanity Fair, un peu d'histoire... L'entreprise Condé Nast a racheté le magazine Dress en 1913. Il était consacré à la mode des hommes. La société d'édition le renomme Dress and Vanity Fair et publie quatre numéros en cette année 1913. Puis, Condé Nast dépense près de 3 000 $ pour donner naissance à Vanity Fair. Le magazine est donc créé officiellement en 1914. Le directeur était Frank Crowninshield. En 1919, il remarque Robert Benchley qu'il nomme directeur de la rédaction, au côté d'une ancienne rédactrice de Vogue, Dorothy Parker. Suite à l'expansion du magazine et aux 90 000 exemplaires vendus, Vanity Fair fit de la concurrence au New Yorker, le magazine le plus en vogue à l'époque. Durant 22 ans, le magazine publie tous les mois un numéro, parlant de culture américaine et de la mode du moment. A cause de la Grande Dépression et du krach boursier de 1929, l'entreprise est en faillite et abandonne le projet d'expansion. Vanity Fair disparaît en 1936. En 1981, le magazine connait un renouveau. La société Condé Nast reprend vite car à la S.I New House. L'entreprise décide de relancer Vanity Fair et le premier numéro sort en février 1983 avec pour directeur Richard Locke, ancien employé du New York Times. Il a été très vite remplacé par Léo Lerman, rédacteur de Vogue. Vanity Fair engage les plus grands rédacteurs et les plus grands photographes pour rédiger et éditer le contenu du magazine. On a donc vu apparaître dans l'équipe Annie Leibowitz ou encore Herb Ritts. Depuis les années 1990, le mensuel a commencé à s'étendre à l'étranger et compte maintenant quatre éditions étrangères : Vanity Fair UK, Vanity Fair Spain, Vanity Fair Italy et Vanity Fair France. Le Vanity Fair Germany a chuté très rapidement en 2009. Vanity Fair France, le développement Pour le développement de la version française de Vanity Fair, Condé Nast a déboursé pas moins de 15 millions d'euros pour trois ans. Le PDG de l'entreprise compte vraiment sur la publicité et le luxe pour donner une renommée au magazine dans l'hexagone. en effet, 93 pages de publicité ont été mises dans le magazine pour 268 pages exactement. 15 millions d'euros sont les pertes cumulées attendues avant d'atteindre l'équilibre. Notre actionnaire attend un retour sur investissement au bout de huit ans. Xavier Romatet, PDG de Condé Nast France De plus, la promotion du magazine sera de taille puisque 5 millions d'euros ont été déboursés dans la publicité (soit 8000 panneaux de lancement). Vanity Fair sera disponible pour tous les âges, mais il sera essentiellement ciblé sur les femmes de 35 ans ou plus, soit la population achetant le plus de magazine de beauté. Les plus jeunes, eux, profiteront mieux de l'application sur l'App Store d'Apple ainsi que le site Internet déjà présent. Vanity Fair, un mythe américain L'attirance des clients se fait par le prix. En effet, le premier numéro publié est disponible à 2€, puis ensuite à 3.95€. Le prix de lancement est fait pour que le panel de personnes visées ne soit pas bloqué par le prix du magazine. Il sera un gros concurrent dans la presse, surtout pour M, le magazine diffusé avec Le Monde, Obsession avec Le Nouvel Observateur ou encore Paris Match. Vanity Fair est, avec Vogue, LE magazine de la presse américaine par excellence. Il présente chaque mois des articles écrits avec soin, présentant des rubriques de mode mais aussi intellectuelles ou people. "C'est un mythe ! C'est le magazine que mon père rapportait de ses voyages aux Etats-Unis, après l'avoir acheté à l'aéroport. Il restait des semaines sur la table du salon, jusqu'à ce qu'il soit trop écorné..." Raphaël De Andréis, directeur général d'Havas Media France. Le Monde Vanity Fair France, une équipe qui suppose des réticences Pour l'édition française, le directeur de la rédaction est Michel Denisot, ancien présentateur du Grand Journal sur Canal+, au côté de Daphné Burki. Cette venue du journaliste crée quelques réticences car Denisot arrive sur le magazine alors qu'il voyait son émission de Canal+ en baisse, à cause de son aspect trop " vintage" et trop ancien. Des questions se posent : Denisot est-il capable de tenir un magazine avec une telle reconnaissance ? Doit-on mettre directeur de production un journaliste que l'on reproche trop vieillot ? La rédactrice en chef sera Anne Boulay, ancienne rédactrice en chef de GQ ( Condé Nast) et journaliste à Libération. Vous l'aurez compris, le nouveau Vanity Fair est très attendu, économiquement et culturellement parlant. Pour ce premier numéro, l'équipe a choisi Scarlett Johansson. Michel Denisot explique pourquoi dans l'édito du premier numéro choc de Vanity Fair. Le journalisme, que j’aime depuis l’âge de 15 ans, autant dire depuis la nuit des temps, consiste à relater des faits sans les juger. Raconter une histoire où même la virgule est une information. C’est un travail long et minutieux, humble et noble. Il faut du temps et de la distance et c’est aujourd’hui un luxe dans la presse. Ce luxe, nous l’avons et nous voulons vous le faire partager dans ­Vanity Fair, héritier français de l’ancêtre américain qui va fêter ses 100 ans cette année. Vanity Fair, c’est le mariage de l’information et du glamour. C’est un magazine dont la volonté est de mieux vous faire comprendre, chaque mois, l’époque dans laquelle nous vivons, au travers des personnalités qui la façonnent. Qu’elles traitent de culture, d’économie, de politique française ou étrangère, de mode ou de phénomènes de société, ces histoires captivantes, écrites au long cours, vous offrent un nouveau regard sur une actualité dont nous sommes souvent otages, un échange différent sur l’information trop souvent formatée, une distance sur des faits de moins en moins hiérarchisés. Là où le temps s’accélère, Vanity Fair vous propose de le ralentir et d’aborder différemment la vision du monde qui nous entoure. D’entrer dans les secrets de fabrication des plus grands artistes. De partager les inspirations des designers les plus talentueux. De partir à la rencontre d’hommes et de femmes qui ne font pas forcément les gros titres mais dont le destin est fascinant. Pour célébrer notre naissance, nous avons choisi une marraine qui aime autant les deux rives de l’Atlantique : star hollywoodienne comme il en existe peu aujourd’hui, Scarlett Johansson a fait de Paris sa ville d’élection. Il nous a donc semblé naturel de lui confier l’inauguration de ce magazine. L’expression « parler à cœur ouvert » retrouve avec elle tout son sens. Son portrait est nourri par une longue relation entre Scarlett Johansson et quelques veinards qui ont la chance de la côtoyer (on a les fréquentations que l’on peut). Nous souhaitons vous faire rencontrer des gens mais aussi vous faire visiter des lieux auxquels vous n’auriez pas forcément eu accès : le bureau de Liliane Bettencourt où son majordome a enregistré des conversations décisives dans la fameuse « affaire ». L’atelier d’un faussaire allemand de génie qui a dupé les plus grands collectionneurs du monde. La cellule monacale du bras droit du dalaï-lama qui fut autrefois une figure de la nuit new-yorkaise. Ou encore les Bains Douches, nombril du monde parisien des années 1980. Notre souhait le plus cher, c’est de partager avec vous ces histoires et que vous ayez, vous aussi, envie de les raconter parce qu’elles vous auront appris quelque chose de différent. La plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie professionnelle est entre vos mains. Nous vous confions le soin de lire les premières pages d’une aventure qui sera – nous le voulons – aussi longue et fructueuse que celle de nos glorieux oncles d’Amérique. « Enjoy », comme on dit chez eux.http://www.vanityfair.fr/actualites/france/articles/ditorial-michel-denisot-vanity-fair-brillant-dehors-mordant-dedans/130 HTTP://WWW.VANITYFAIR.FR/

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