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Nadya B'chir
Journaliste pigiste
EPINAY SUR SEINE (93800)
Déposé le 15/04/2012 à 20h08
Synopsis n° 48
 Support : Presse
 Catégories :  Economie
 Durée : 2 Heures
 Quantité : 735 caractères
« Rapport du FMI Croissance en baisse; chômage toujours en hausse »
Dans son rapport « Perspectives de l'économie mondiale », le Fonds Monétaire International a publié ses chiffres récents qui font ressortir un taux de croissance économique de la Tunisie de l’ordre de 1,3% au titre de l’année 2011. Ce taux a été, bien entendu, révisé à la baisse suite aux évènements de la Révolution ; Le taux prévu était de 4,8% au mois d’octobre et de 3,7% pour l’année 2010. C’est aussi un effet d’entraînement qui cause la dégringolade de l’économie nationale et par surcroît avec la persistance de la situation instable dans le pays. Et le FMI précise à ce propos : « le déclin attendu dans le tourisme et des investissements étrangers directs a affecté d'autres secteurs économiques. » Dans son rapport, le FMI évoque la série des manifestations et révoltes dans la région MENA (Moyen-Orient et d’Afrique du Nord) comme principal motif de pression sur la croissance économique d’un bon nombre de pays de la région. Ainsi, le FMI a-t-il revu à la baisse le taux de croissance de la région MENA de 4,6% selon les prévisions du mois de janvier 2011 à 4,1% au titre de l’année 2011. Le Fonds Mondial International explique dans son document que : « l'extension de la contestation sociale, la hausse des primes de risque et l'augmentation des prix des marchandises à l'importation vont entraver les perspectives de croissance économique dans plusieurs pays de la région MENA.» Cela étant et comme beaucoup le disent, notamment des économistes se livrant à l’analyse de la situation économique actuelle et future en Tunisie, la Révolution a un coût, certes cher (chute de la croissance, montée du chômage, baisse des IDE, etc.) mais il faut se résoudre à le payer afin d’être en mesure d’assurer un meilleur avenir économique et pour la Tunisie et pour toute la région tout en tenant compte d’un degré de disparité selon chaque économie. Le FMI indique à ce propos : « bien que des perspectives économiques à travers la région MENA soient diverses, une réévaluation en cours risque de faire monter les coûts d'emprunt. » Par ailleurs, en ce qui concerne l’économie mondiale, les estimations évaluées par le FMI font ressortir des perspectives « bonnes » hormis l’hypothèse d’un choc pétrolier. «Les perspectives économiques pour 2011-2012 sont bonnes, en dépit de la volatilité à nouveau causée par les craintes de perturbations de l'offre de pétrole», a précisé le FMI. Les prévisions de croissance mondiale établies au mois de janvier sont restées inchangées et sont de l’ordre de 4,4% au titre de l’année 2011 contre 5% en 2010. Rappelant que la croissance économique est, comme l’indique le rapport, établie à « deux vitesses », en ce sens qu’elle est plus lente dans les pays développés avec 2,4% et plus rapide dans les pays émergents et en voie de développement avec 6,5%. Toutefois, et bien que les perspectives soient bonnes, cette croissance s’avère insuffisante en vue de réduire les taux de chômage élevés. En outre, le FMI indique dans son rapport semestriel que : «le principal risque pour la croissance concerne l'éventualité que les prix du pétrole surprennent de nouveau par leur vigueur à cause de perturbations dans l'offre». Pour l’année 2011, le FMI se base sur l’hypothèse principale de coût moyen d’un baril à 107 dollars. Cependant, une autre hypothèse est en vue, celle où la moyenne du baril serait de 150 dollars alors qu’elle était de 79 dollars en 2010. Si ce cas de figure se présentait, l’ensemble des pays développés, l’Afrique subsaharienne ainsi que l’Asie accuserait une perte à hauteur de 0,75 point de croissance économique, et de 0,5 point pour l’Amérique Latine. En revanche, la croissance des pays producteurs de pétrole augmentera. Aussi, le FMI a-t-il prévenu que : « les troubles sociaux au Proche et au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pourraient mettre encore plus de pression sur les prix de l'alimentation si les gouvernements des grands importateurs de céréales dans la région et au-delà venaient à augmenter leurs achats». Selon l’organisme, sur le court terme, il existe un problème économique d’ordre prioritaire et urgent touchant plusieurs pays du monde, à savoir celui « des fortes hausses de prix de l’alimentation entraînant d’autres difficultés sociales.» Des alertes et encore des alertes de la part des organismes internationaux économiques sur la situation périlleuse dans le monde arabe en particulier des suites de la vague des révoltes. La sortie serait-elle pour bientôt ?

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