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Corentin Besnard
Etudiant
Rouen (76000)
Déposé le 04/10/2014 à 15h00
Synopsis n° 229
 Support : Presse
 Catégories :  Art/culture
 Durée : 3 Heures
 Quantité : 5704 caractères
« Enquête sur le concours Talent 276 »
POURQUOI FAIRE CET ARTICLE ? Devant l’engouement que suscite ce concours annuel, Rouen a du talent se devait d’en parler. Il n’y aura aucun parti pris, juste une analyse de ce concours où les groupes et les humoristes se livrent une bataille acharnée. Cet article se découpera en question réponse, bonne lecture ;) QUI EST DERRIERE ? Derrière ce projet, on retrouve un groupe de presse, celui qui dirige notamment le Paris Normandie, le SNIC (Société Normande d’Information et de Communication). Réfléchissons à l’intérêt qu’a une telle société, se faire connaître, et surement vendre des journaux, ce qui, avouons le, ne donne aucune matière à Paul et Mickey (polémiquer) puisque c’est le rôle d’une société à actions. Cette société est très jeune (2012), ce qui peut expliquer cette volonté de se faire connaître. Il faut souligner le fait qu’elle se met peu en avant dans la communication autour du concours. En effet, seul les logos des journaux sont présents sur le site. La SNIC est aidée par les fonds publics (la région notamment, dans une logique de promotion des talents locaux, on pense), et des fonds privés, puisque la caisse d’Epargne est partenaire également. Pour le coté humour, le concours est partenaire avec de nombreux festivals. Quoi qu’il en soit, l’idée est bonne, et aide les artistes à se faire connaître. COMMENT CA MARCHE ? Dans cette partie, on ne fera que de la théorie, on analysera plus tard les forces et faiblesses du système. Le règlement définit 4 phases. La première consiste en l’inscription des groupes et artistes, suivant deux catégories différentes, les lycéens,…et les autres. Il faut avoir au moins un membre groupe qui soit normand pour être autorisé à concourir (pour les chorales ca marche ???). Le mot « Normand » entend donc que les groupes de Basse-Normandie peuvent participer. La deuxième phase fait appel aux internautes, qui doivent voter pour leur groupe favori. On peut voter une fois par jour et par adresse mail (nous y reviendrons). Les réseaux sociaux sont donc fortement mis à contribution, puisque les 25 groupes ayant le plus de votes sont retenus. Après cette guerre de communication, limitée dans le temps (1er mai – 12 mai), un jury composé de 3 personnes de la rédaction des journaux ou d’invité choisi par Paris-Normandie se réunit et désigne 10 finalistes ; c’est la phase 3. Les finalistes sont ensuite de nouveaux soumis à la vox populi, et là 3 gagnants sont choisis, par les votes des internautes. EST-CE QUE C’EST JUSTE ? C’est LA question. Le recours massif à la « voix du peuple » laisse penser que c’est équitable. Cependant, le système de vote fait que ce sont les groupes les plus populaires (et donc déjà connus sur la scène normande) qui ont le plus de chances de gagner. Mais les organisateurs n’acceptent que les groupes sans label (au bois dormant), ce qui limite la présence de ces groupes. Cela n’empêche que le Talent 276 est bien un concours et non un tremplin, avis au très jeune groupe. L’intervention du jury est aussi bien dosée, puisqu’il choisit 10 groupes et ne désigne pas les gagnants. Le jury doit aussi voir dans son intérêt, puisque les gagnants doivent pouvoir remplir la salle « cadeau », ce qui peut influencer dans le choix. Ensuite une décision de jury implique toutes les faiblesses humaines (rancune, choix de style de musique, intérêt…). Ensuite le retour des votes du public dans la phase 4 est peu critiquable, que le meilleur gagne. Au final, le système est assez juste, avec un passage du jury qui est un peu plus discutable, mais dans l’intérêt de l’organisateur de maintenir l’attention sur le concours. La voix des internautes à ses défauts (plus t’est connus, plus t’a de votes), mais se montre assez juste. ET LES SUSPICIONS DE FRAUDES ? Comment ne pas parler de ses doutes qui ont entaché l’édition 2013 ? Petit retour sur les faits. Le journal Grand Rouen lâche un article en plein milieu de la première phase de vote ; des fraudes concernant les votes et le jury sont évoqués. Le journal met en avant le fait que des groupes progressent très vite en très peu de temps, et dénonce l’utilisation de logiciel pirate (dont il donne le lien, pas très malin de leur part). De plus, le journal évoque le fait qu’un des membres de jury soutient un artiste en concours. Les organisateurs réagissent avec un communiqué de presse, qui indique que le membre du jury contesté n’en fait pas partie. L’organisateur rappelle également que tout est sous surveillance d’un huissier. Selon un internaute (info à prendre avec des pincettes donc), le conflit viendrait des directeurs de rédaction des deux journaux qui ne peuvent se sentir. Ces passe d’armes n’ont pas pour autant ralentit l’engouement autour de l’édition 2013. QUI DIT CONCOURS DIT CADEAU, Y A QUOI A GAGNER ? Le gagnant de l’édition 2014 remportera 2 000€, le deuxième 1 000€, et le troisième 500€. Intéressant n’est ce pas ? Sauf que le règlement est clair, la somme ne sera pas forcément donnée en cash, mais pourra être donné en bon d’achat. Aucune précision n’est donnée sur ces bons d’achat. Les gains sont moins élevés que l’année 2013, où 5 000€ attendaient les gagnants. Les groupes gagnants auront aussi le privilège de jouer au Tétris du Havre. Les organisateurs se réservent aussi le droit de sélectionner des groupes éliminés afin de jouer au Tétris (la salle, pas le jeu), pour combler un éventuel vide. Mais la récompense n’est pas que matérielle. N’oubliez pas que c’est une société de média qui organise le concours, vos retombées médiatiques seront donc énorme, au fait, question pour finir, qui a gagné l’année dernière ? ALORS FINALEMENT QUOI EN PENSER ? ça, c’est pas à moi de vous le dire, chacun son opinion… =)

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